La COMMUNICATION DES RISQUES

Certains sujets scientifiques comportent un élément de risque, par exemple le seuil sécuritaire de produits chimiques dans un environnement donné ou encore des sujets en lien avec le réchauffement climatique, les émissions ou les effets cumulatifs. Bien que ces sujets semblent aux premiers abords porter principalement sur les faits, pour un bon nombre de personnes intéressées par le sujet, l’élément de risque représente pour eux une importante charge émotive et psychologique. Par conséquent, il est complexe d’en parler adéquatement.

L’Arizona State University offre des conseils dans une série de vidéos intitulée « Risk Bites » (en anglais) afin d’aider les scientifiques à mieux parler de science dans un contexte de risque. Les vidéos expliquent que même lorsque la science traite du risque et de la sécurité, des émotions peuvent être en jeu. La crainte d’une perte ou encore d’autres préoccupations non scientifiques peuvent compliquer la conversation. En d’autres mots, lorsque nous parlons de risques, il est important de prendre en considération que certains enjeux complexes, comme la justice et le choix, font partie de ces conversations. En fait, parler du risque demande ne limite pas à en communiquer l’aspect scientifique.

Puisque le risque touche aux sentiments autant qu’à la science, la communication des risques se faire en reconnaissant que leur atténuation se produit dans un contexte chargé en émotions. Si le public sait que le potentiel d’un risque est minimal et que le risque en question est connu (par exemple, un accident de voiture), alors les sentiments seront plus tempérés et les gens seront plus en mesure d’accepter ce risque. L’incertitude entourant un risque tend à effrayer les gens, donc si les communicateurs diminuent l’incertitude, leurs communications devraient alors être plus efficaces.

L’appréhension est un type particulier de sentiment qui peut amener des difficultés dans la communication relative aux risques. Certains types de risques causent plus d’appréhension que d’autres. Les risques catastrophiques et incontrôlables (comme un déversement de produits chimiques, une pandémie ou même les changements climatiques) éveillent un sentiment d’appréhension chez les gens. Même si ces risques graves ne se concrétisent que rarement, les gens en ont très peur. Parler de ces sujets peut donc être particulièrement difficile. La réaction suscitée par ces sujets est tellement forte qu’elle peut empêcher les pensées logiques.

Pour accéder aux vidéos mentionnées, et plus encore, consultez Risk Bites sur YouTube à ce lien-ci.

En complément à l’information ici présentée, Luc Lefebvre nous parle des principes directeurs en communication des risques. Consultez la vidéo ci-dessous. En cas de problème d’affichage ou de navigateur, vous pouvez y accéder par via lien YouTube.

https://www.youtube.com/watch?v=VaTsFxKmhh4

Qu’il y ait risques ou non, peu importe ce que vous souhaitez communiquer, certaines approches améliorent le rendement de vos efforts. Dans la prochaine section, je vous parlerai de l’importance de l’utilisation de sommaires rédigés en langage clair lorsque vous publiez un article scientifique.

>>SUIVANT : SOMMAIRES EN LANGAGE CLAIR
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